Il aurait pu être le prochain visage de la République de San Andreas. Il en avait la stature, la volonté, la légitimité. Et pourtant, c’est un « non » qu’il a finalement prononcé, à lui-même d’abord, puis à tous ceux qui voyaient en lui un successeur naturel à Richard Blackwell.
Dans une conversation exclusive, le directeur du SAMR et sénateur, a brisé le silence. Lui, dont la candidature à la présidence avait été évoquée et prise en compte suite au post Birdy de son programme, a choisi de rester là où son cœur bat le plus fort : au SAMR, auprès des patients et surtout de son équipe.
« C’était mon but, ça aurai été un tremplin dans ma carrière. »
Ses mots sonnent comme un renoncement personnel, mais résonnent comme un sacrifice collectif. Car s’il avait choisi de se présenter, c’est aussi pour combler un vide : celui laissé par la démission inattendue de Richard Blackwell, qu’il décrit comme un homme « *juste, à l’écoute, avec une vision saine du contrôle social* ».
Mais ce n’est pas l’ambition qui lui manque. C’est la conscience. La conscience qu’un hôpital, aujourd’hui, repose sur ses épaules. Trop instable, trop fragile pour qu’il le quitte maintenant.
« Je suis là tous les jours. Mon départ, ce serait condamner une structure à un avenir bancale. »
Le Docteur Enola Parker, en qui il voit sa remplaçante naturelle, est compétente selon lui. Mais dans une équipe encore en construction, confier les rênes serait un poids de plus sur des épaules déjà tendues. Un risque, qu’il refuse de prendre.
Ce retrait de la vie présidentiel n’est pas un adieu. Plutôt un report. L’homme l’avoue sans détour : son regard reste tourné vers l’avenir.
« Je me représenterai peut-être. Mais seulement quand l’hôpital aura une équipe soudé, complète et disponible. »
Il ne cache pas une forme d’inquiétude vis-à-vis, non pas des figures montantes mais de la structure institutionnelle elle-même.
« Quand on lit la Constitution, on voit bien que le Sénat a le pouvoir de démettre un Président, mais l’inverse n’est pas possible. C’est déséquilibré. »

Il défend l’idée d’une révision des équilibres constitutionnels, pour que le Président ait les moyens d’agir, sans devenir un tyran. Il parle d’un pouvoir exécutif « pyramidal », où la voix du sommet (le président) pourrait réorganiser la base (le Sénat) en cas de crise grave. Un débat qui ne manquera pas d’alimenter les discussions politiques dans les semaines à venir.
Mais pour l’heure, il ne s’exprimera pas depuis le perchoir présidentiel. Il restera au chevet des blessés, à la tête d’un hôpital qu’il refuse de voir tomber.
Un espoir présidentiel vain. Un citoyen engagé. Et surtout, un médecin qui aura préféré des vies sauvées au pouvoir.
Nos remerciements à Mr Eden Parker de nous avoir accordé cette interview exclusive.